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Est-ce que les entreprises plus vertueuses sont plus rentables que les autres ?

Est-ce que les entreprises plus vertueuses sont plus rentables que les autres ?

Est-ce que les entreprises plus vertueuses sont plus rentables que les autres ?

François Duranton

CEO ZeTrace

Est-ce que les entreprises plus vertueuses sont plus rentables que les autres ?  


Récit d'une étude menée par ZeTrace avec 2050analytics et l'EDHEC Consulting Club : l'engagement RSE d'une entreprise se retrouve-t-il dans ses résultats ? 


Investir dans la durabilité semble aller à contre-courant des injonctions économiques du moment : les perspectives court-termistes découragent. Chez ZeTrace, on le constate : il y a un recul important des entreprises sur la transformation des modèles, et l'investissement sociétal est au mieux maintenu, mais le plus souvent dégradé. Le raccourci fait par les dirigeants est le suivant : ce n'est pas rentable.  

Dans les discours officiels pour autant, il est fréquemment dit qu'une entreprise plus engagée sur le plan environnemental et social est une entreprise qui réussit mieux financièrement.  

Dans les deux cas, les affirmations ne nous semblent pas objectives, et nous avons voulu voir ce que les chiffres en disent. 


La question est déjà documentée. La plus large synthèse du domaine, qui agrège plus de 2 200 études publiées depuis les années 1970, conclut que dans environ 90 % des cas le lien entre engagement RSE et performance financière n'est pas négatif, avec une corrélation moyenne qui reste faible (Friede, Busch & Bassen, 2015). En France, l'étude de référence est celle de France Stratégie : menée sur 8 502 entreprises d'au moins 20 salariés, elle mesure un écart de performance d'environ 13 % en faveur de celles qui mettent en place des pratiques RSE. Ses auteurs précisent eux-mêmes qu'il s'agit d'une corrélation, et non d'un lien de cause à effet. 


Deux éléments nous ont conduits à reprendre la question. 


D'abord la date. Les données de France Stratégie proviennent d'une enquête menée en 2006. Vingt ans, une CSRD et un standard VSME plus tard, l'état des lieux méritait d'être refait. 

Ensuite, une remarque de méthode formulée dans leur rapport : si les études portent surtout sur les grandes entreprises, c'est aussi « parce qu'elles communiquent beaucoup plus que les PME ». Le constat est posé sans être chiffré, faute d'une mesure de cette communication. C'est justement cette communication sur les ambitions RSE que nous avons cherché à étudier en se basant sur des milliers d'entreprises françaises grâce à l'aide de 2050analytics. 



Partis de près de 21 000 entreprises françaises, PME comprises, nous avons pu croiser l'engagement affiché et les comptes réels de 3 339 d'entre elles, dont la plupart n'apparaissent dans aucun classement RSE. Avec une question simple : celles qui s'engagent le plus s'en sortent-elles mieux que leurs semblables ? 

La réponse tient en peu de mots. Elle n'est pas celle que nous attendions. 


Sommaire 
  1. L'origine de cette étude 

  2. Deux thermomètres pour une intuition 

  3. Ce que notre note RSE mesure vraiment 

  4. La méthode, en clair 

  5. Ce que les données révèlent 

  6. Alors, être engagé, est-ce que ça paie ? 

  7. Ce que cette étude ne dit pas 

  8. Conclusion 

1 · D'où vient cette idée 


Personne ne nous a commandé cette étude sur la corrélation entre durabilité et rentabilité. Elle est née d'une conversation chez ZeTrace, où nous nous sommes demandé « au fond, est-ce que quelqu'un a déjà vérifié ? », et où personne n'avait la réponse sous la main. 

Restait à savoir où regarder. Les grands groupes cotés, bien sûr, déjà scrutés de partout. Mais surtout la partie de l'économie française dont on ne parle jamais quand on parle de RSE : les PME et les ETI, celles qui n'ont ni direction du développement durable ni rapport extra-financier. 

Une chose était acquise d'avance : les grandes entreprises communiquent davantage que les petites, y compris sur leurs engagements. Nos chiffres l'ont confirmé sans surprise. Tout l'intérêt de l'étude était d'aller voir ce qui reste une fois cette évidence écartée. 

Le reste s'est construit en chemin. 


2 · Deux thermomètres pour une intuition 


Pour répondre sérieusement, il nous fallait deux instruments de mesure. Un pour noter l'engagement RSE des entreprises. Un pour capter leur réalité financière. Puis les faire parler ensemble. 

Aucun des deux ne s'est trouvé du premier coup. 


Étape 1 · Construire notre propre note RSE 

Première piste : fabriquer l'indicateur nous-mêmes. L'EDHEC Consulting Club s'y est attelé, avec l'idée d'une note comparable d'une entreprise à l'autre, ancrée dans les cadres européens comme le VSME, le standard de reporting de durabilité de l'EFRAG. 

Restait à l'alimenter. L'équipe a développé un workflow automatisé chargé d'aller récupérer, entreprise par entreprise, les déclarations de performance extra-financière et les informations publiées sur les sites institutionnels, puis d'en extraire les éléments correspondant aux thématiques du référentiel pour en tirer une note. 

Le prototype fonctionnait. Il nous a surtout appris ce que coûte ce travail quand on veut le faire proprement : la donnée extra-financière est éparse, inégalement structurée, et sa lecture demande autant d'arbitrages que de technique. À l'échelle de quelques centaines d'entreprises, c'est tenable. À l'échelle de dizaines de milliers, c'est une autre affaire. 


Étape 2 · La rencontre avec 2050analytics 

C'est au salon ChangeNow en mars 2026 à Paris, lors d'une rencontre entre François de ZeTrace et Tanguy de 2050analytics que les cartes ont été rebattues. Passer notre prototype à l'échelle de dizaines de milliers d'entreprises aurait demandé du temps et des moyens que nous n'avions pas. 2050analytics, elle, avait déjà tout : des dizaines de milliers de sociétés notées sur leur engagement RSE. Reconstruire notre propre score n'avait plus de sens. Nous avons adopté le leur (nous verrons plus loin ce qu'il mesure exactement) et redirigé toute notre énergie vers l'autre moitié de l'équation. 


Étape 3 · La donnée financière à la source 

L'autre moitié, c'était les chiffres. L'équipe de l'EDHEC Consulting Club a recréé un workflow dirigé vers une nouvelle cible : la donnée financière publique, via des API déjà existantes (Ratios Financiers BCE / INPI, ministère de l'Économie). Entreprise par entreprise, elle est allée récupérer les comptes des trois derniers exercices des sociétés qui les publient. De la donnée officielle, datée, vérifiable, et cette fois à l'échelle qu'il nous fallait. 


Les deux thermomètres enfin côte à côte, restait la seule question qui compte : se répondent ils ? 


3 · Ce que la note RSE de 2050analytics mesure vraiment 


C'est le moment de poser une nuance pour clarifier certaines choses. 

Le score de 2050analytics ne mesure pas la vertu. Il mesure la visibilité RSE : l'étendue et la qualité de ce qu'une entreprise communique sur ses engagements, comparée à ses pairs les plus proches. L'analyse se fait sur l'ensemble de ce qui est publié par l'entreprise sur tous canaux digitaux (site web, articles de presse, réseaux sociaux...). 


Concrètement, une note sur 100 bâtie sur ce que l'entreprise déclare à travers 36 domaines répartis en six grands axes : carbone, biodiversité, économie circulaire, social, gouvernance, finance durable. La comparaison ne se fait pas avec un secteur générique, mais avec les 50 organisations dont l'activité ressemble le plus à la sienne, une maille plus fine que les classifications sectorielles habituelles. Cette note est ensuite traduite en segments, de A à E : une entreprise notée A communique de façon plus complète que la grande majorité de ses pairs, une entreprise notée E quant à elle ne publie quasiment pas sur ses engagements RSE. 


Une entreprise décroche donc un bon score non pas parce qu'elle est vertueuse, mais parce qu'elle documente ses engagements plus complètement que ses semblables. C'est une mesure de maturité déclarative, et probablement la seule approche qui permette aujourd'hui de couvrir des dizaines de milliers d'entreprises sur une base homogène. 


Nous savions donc ce que nous avions en main : une note qui mesure ce qu'une entreprise documente de ses engagements, et non ce qu'elle en retire. Restait la question de départ. Les entreprises qui documentent le plus leurs engagements sont-elles aussi celles qui réussissent le mieux financièrement ? 


4 · La méthode, en clair 


Le périmètre 

Notre point de départ : près de 21 000 entreprises françaises de 10 salariés et plus, extraites de la base de 2050analytics. Nous avons volontairement écarté les structures plus petites : en dessous de 10 salariés, la communication extra-financière est souvent trop rare et les comptes trop souvent confidentiels pour que la comparaison ait du sens. 


Les variables retenues 

Chiffre d'affaires, résultat net, effectifs, ancienneté, secteur d'activité. Ainsi que deux indicateurs suivis sur trois exercices, qui nous ont servi de fil conducteur : la marge opérationnelle, c'est-à-dire le résultat d'exploitation rapporté au chiffre d'affaires, et l'évolution du chiffre d'affaires sur la période. 

La marge dit ce que l'activité dégage réellement, avant l'effet de la structure financière et de la fiscalité, ce qui la rend comparable entre des entreprises très différentes. L'évolution du chiffre d'affaires dit autre chose : non pas si une entreprise gagne bien sa vie, mais si elle grandit. Les suivre sur trois exercices limite le poids d'une année exceptionnelle. 


Ce que nous avons pu croiser, et ce qui nous a échappé 

Restait à associer des comptes à ces 21 000 entreprises. Pour un peu plus de la moitié d'entre elles nous n'avons trouvé aucun exercice comptable exploitable. 

Ce résultat peut surprendre, mais il correspond à la réalité de la publication des comptes en France : une PME peut demander, au moment du dépôt, que son compte de résultat ne soit pas rendu public. D'après le Bilan national des entreprises des greffiers des tribunaux de commerce, 47 % des PME ont fait ce choix en 2020, contre 41 % lors du précédent relevé. S'y ajoutent les sociétés qui ne déposent pas leurs comptes, alors qu'elles y sont tenues. Or c'est dans le compte de résultat que se lisent nos principaux indicateurs financiers. 

Restaient 8 700 entreprises avec au moins un exercice disponible. Nous avons ensuite resserré deux fois, et chaque resserrement se justifie. 

D'abord, nous n'avons gardé que les 6 300 entreprises disposant de trois exercices consécutifs. Une seule année de comptes suffit à calculer une marge, mais pas à voir si une entreprise grandit : en exigeant trois exercices, nous mesurons la rentabilité et la croissance sur exactement les mêmes entreprises. 

Ensuite, nous avons écarté celles dont le dernier bilan disponible était antérieur à 2022, soit 4 800 entreprises restantes. La note RSE est calculée aujourd'hui : la comparer à des comptes vieux de sept ou huit ans n'aurait rien voulu dire. 

Enfin, nous avons laissé de côté le segment E, qui rassemble surtout des entreprises sans communication identifiable. Leur note reflète une absence de données plutôt qu'un choix d'entreprise, et les inclure aurait mélangé deux phénomènes différents. 


Notre échantillon final compte donc 3 339 entreprises, chacune avec sa note RSE et trois exercices comptables récents. 


Les modèles statistiques 

Nous avons cherché, de plusieurs façons, un lien entre le score RSE d'une entreprise et ses résultats. De la plus simple, une corrélation, à la plus sophistiquée, forêts aléatoires et gradient boosting, en séparant strictement les données servant à entraîner les modèles de celles servant à les tester. Nous avons posé la question sous plusieurs angles : sur la note exacte, sur des groupes de notes, sur les seuls leaders. 

Nous avons également rejoué l'ensemble des calculs sur des périmètres plus larges, en relâchant tour à tour le critère des trois exercices et celui de la date du bilan, jusqu'à 4 200 entreprises. Les résultats ne bougent pas. 


5 · Ce que les données révèlent 


Un signal faible 

Premier constat : l'ensemble des informations économiques dont nous disposons, taille et secteur compris, ne permet de reconstituer qu'environ 25 % de ce qui fait varier le score RSE d'une entreprise à l'autre. Les trois quarts restants dépendent d'autre chose. Ce plafond est remarquablement stable quel que soit le modèle employé. 


La taille, sans surprise 

Dans ces 25 %, un facteur domine tous les autres : la taille de l'entreprise. Plus une entreprise est grande, plus son score de visibilité RSE est élevé. La corrélation entre la taille et le score atteint 0,40, quand celle avec la marge tombe à 0,01 et celle avec la croissance à moins de 0,05. 


Le score moyen sur 100 le montre directement : 


Le score triple entre les plus petites et les plus grandes. 


L'explication est assez directe. Les grandes structures produisent davantage de contenu public, rapports, pages dédiées, labels, prises de position, et c'est exactement ce que le score capte. Nous ne sommes d'ailleurs pas les premiers à l'observer : le même phénomène est documenté sur les grandes notations internationales utilisées par l'industrie financière, où la taille d'une entreprise et les moyens qu'elle consacre à son reporting expliquent une part importante du score obtenu (Drempetic, Klein & Zwergel, 2020). 

Dit autrement : la taille nous renseigne surtout sur la capacité d'une entreprise à documenter sa démarche, pas sur l'intensité de cette démarche. Une grande entreprise a des équipes, des obligations de reporting et des supports de communication. Une PME engagée sur le terrain n'a souvent ni le temps ni les moyens de le formaliser. 

Rien de nouveau, donc. C'est ce qui vient après qui compte. 


À taille égale, le lien disparaît 

Une fois la taille et le secteur mis de côté, il ne reste presque rien. Un modèle qui ne connaît que la taille et le secteur d'une entreprise reconstitue déjà 23 % de son score. En lui ajoutant toutes les variables financières, chiffre d'affaires, marge, croissance, ancienneté, on atteint 25 %. Deux points, pour une dizaine d'indicateurs supplémentaires. 

Concrètement : entre deux entreprises de taille et de secteur comparables, celle qui documente le mieux ses engagements n'est ni plus rentable, ni en plus forte croissance que celle qui le fait à minima.

Les écarts entre segments ne sont pas statistiquement significatifs, ni sur la marge, ni sur la croissance. Les entreprises les mieux notées ne croissent pas plus vite que les moins bien notées : ce sont même les B qui affichent la meilleure progression. 

Sur l'ensemble de l'échantillon, le résultat est net. Le lien que nous cherchions n'apparaît pas. 


Pourquoi ce plafond de 25 % 

Ce plafond n'est pas un problème de méthode, il est structurel. Un bilan comptable ne contient pas ce qu'une entreprise dit d'elle-même. Les trois quarts restants tiennent à ce que les comptes ignorent : la culture de l'organisation, son histoire, sa gouvernance, ses parties prenantes, la pression propre à son métier. 

Pour qui veut évaluer sérieusement la maturité RSE d'une organisation, investisseur, collectivité, partenaire ou donneur d'ordre, il n'existe donc pas de raccourci par les chiffres financiers. C'est précisément ce que des approches comme celle de 2050analytics cherchent à outiller : non pas remplacer l'analyse financière, mais la compléter là où elle est structurellement muette. 


6 · Alors, être engagé, est-ce que ça paie ? 


Soyons honnêtes : s'engager dans une démarche RSE a un coût. Des investissements, du temps, parfois des arbitrages difficiles. Ce que montrent nos données, c'est que ce coût ne se retrouve pas dans les comptes. À taille et à secteur comparables, les entreprises qui documentent le plus leurs engagements affichent des marges et une croissance équivalente à celles qui n'en documentent aucun. Ni devant, ni derrière. 

C'est un résultat moins spectaculaire qu'une corrélation franche, mais il désamorce l'objection qu'on entend le plus chez les dirigeants : celle du sacrifice financier. Dans nos données, ce sacrifice ne se lit nulle part. Reste que nous ne voyons que la partie émergée, celle qui est écrite noir sur blanc, et elle dépend surtout de la taille. 


7 · Ce que cette étude ne dit pas 


Il nous semble utile de dire où s'arrête ce que nous pouvons affirmer. 


  • Nous mesurons une communication d’entreprise, pas un engagement réel. Notre indicateur capte ce qu'une entreprise publie sur ses démarches, pas ce qu'elle met effectivement en œuvre. Or beaucoup d'entreprises agissent sans le documenter : une PME très engagée sur le terrain mais peu diserte est, pour notre indicateur, difficile à distinguer d'une entreprise qui ne fait rien. 

  • Notre échantillon est celui du référentiel de 2050analytics, qui repose sur l'observation d'une empreinte publique. 

  • Notre échantillon financier est bien plus étroit que notre échantillon RSE. Sur environ 15 000 entreprises notées, 8 700 disposaient d'au moins un exercice comptable et 3 339 ont finalement été retenues. Rien ne garantit que celles qui publient leurs comptes se comportent comme celles qui ne les publient pas. 

  • Nous n'établissons aucune causalité. Nous observons des associations, ou plutôt leur absence. 

  • Nous observons une fenêtre de trois exercices. Les effets d'une démarche RSE peuvent se déployer sur un horizon plus long, que seule une reconduction de l'exercice dans les prochaines années permettrait d'observer. 


8 · Conclusion


Nous cherchions à savoir si les entreprises les plus engagées réussissaient mieux que les autres. La réponse est non. Sur notre échantillon, à taille et à secteur comparables, celles qui documentent le plus leurs engagements affichent la même croissance et les mêmes marges que les autres. Aucune corrélation, même faible. Pas de prime, pas de pénalité. 

Ce résultat nul est le principal enseignement de cette étude, et il doit nous alarmer. 

Un seul élément permet de deviner la note RSE d'une entreprise, et c'est son nombre de salariés. Plus elle est grande, plus elle communique. Ni sa rentabilité ni sa croissance n'y ajoutent quoi que ce soit. La réciproque tient tout autant : sortir du lot en matière de communication RSE ne produit aucun écho business observable. 

Il faut en tirer la conséquence sans détour. Les dirigeants qui répètent depuis des années que la RSE ne fait pas vendre, et qu'il leur est donc difficile d'accélérer sur ce sujet, ont raison. Nos données leur donnent raison. Tant que le marché n'envoie aucun signal, leur arbitrage est rationnel. 

Une nuance importante subsiste.  

Documenter sa démarche ne coûte rien non plus. Les marges que nous mesurons le sont une fois toutes les dépenses passées. Si l'effort pesait sur la performance, cela se verrait. Ce n'est pas le cas. L'engagement n'est ni récompensé ni sanctionné. Il est simplement sans effet mesurable. 

Les limites de ce travail. Consolider des chiffres d'affaires sur plusieurs exercices s'est révélé difficile, et notre échantillon est plus restreint que nous ne l'aurions voulu. Nous avons fait le choix d'une lecture transectorielle : des signaux plus nets existent peut-être dans certains secteurs. Enfin, si un effet se joue sur des cycles plus longs que notre fenêtre d'observation, ou reste illisible tant que la performance ne se comptabilise qu'en capital financier, nous ne pouvons pas l'exclure. Aucune de ces limites ne change le constat central, elles en dessinent le périmètre. 

Ce qu'il faut en faire. 

Si le signal ne vient pas du marché spontanément, il doit venir de l'achat. C'est là que les cartes peuvent basculer. Un grand groupe qui sélectionne ses fournisseurs, une banque qui instruit un dossier de financement, une collectivité qui attribue un marché public, un citoyen qui choisit un produit : chacune de ces décisions peut valoriser ceux qui avancent réellement, ou continuer à les ignorer. Aujourd'hui elles les ignorent, et nos résultats le montrent. 

Pendant des années, la question posée aux dirigeants a été « est-ce que ça rapporte ? ». Notre étude répond : pas encore. 



A propos de 2050analytics :  

2050analytics analyse la communication RSE de plus de 250 000 entreprises en France, tous secteurs et toutes tailles confondues, à partir de leurs seules données publiques. Elle produit ainsi des analyses sectorielles et territoriales inédites par leur échelle, et propose des outils pour faciliter la communication des entreprises en évitant le greenwashing. 
Société à mission labellisée Greentech Innovation 2026 par le ministère de la Transition écologique, 2050analytics agit pour que les entreprises communiquent plus et mieux sur ce qu'elles font. 


A propos de ZeTrace :  

ZeTrace est un cabinet de conseil implanté à Lille, Paris et Bordeaux qui accompagne les entreprises dans leur transformation omnicommerce, de la définition de la stratégie jusqu'à sa mise en œuvre opérationnelle. Fondé il y a 8 ans, le cabinet réunit aujourd'hui 80 consultants, dont 30 en interne, appuyés par un réseau de 600 freelances partenaires. ZeTrace est certifié B Corp depuis février 2024 et entreprise à mission depuis 2023, avec 8 % de son chiffre d'affaires consacré à des missions à impact. 

 

A propos de l’EDHEC Consulting Club :

Créée il y a un peu plus de 10 ans, l’EDHEC Consulting Club est l'une des principales associations de conseil de l'EDHEC Business School. Ses 45 membres poursuivent deux objectifs : réaliser des missions de conseil pour des entreprises et des organisations, en stratégie, étude de marché, RSE et communication, et démocratiser les métiers du conseil auprès des étudiants, à travers une dizaine d'événements par an avec ses cabinets partenaires. 


Cette étude a été conduite par Victor HOANG, Kenza SELMI, Lenny GALVAO (EDHEC Consulting Club), Joséphine Piffeteau, Valérie Déchaux Cannes, François Duranton (ZeTrace), Tanguy du Mesnil et Damien Bénier (2050analytics). 


Scores RSE. Produits par 2050analytics, à partir de l'empreinte publique des entreprises. Extraction de juin 2026. 


Données financières. Ministère de l'Économie et des Finances, jeu de données Ratios Financiers (BCE / INPI), consulté en juillet 2026 : data.economie.gouv.fr/explore/dataset/ratios_inpi_bce. Chiffre d'affaires, résultat d'exploitation et type de bilan collectés par appel automatisé à l'API Explore v2.1 du portail. 


Statut juridique et date de création. API Recherche d'entreprises, annuaire des entreprises : recherche-entreprises.api.gouv.fr. 


Travaux cités. Friede, Busch & Bassen (2015) ; France Stratégie, Responsabilité sociale des entreprises et compétitivité (2016) ; Drempetic, Klein & Zwergel (2020). 

François Duranton

CEO ZeTrace

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